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« Et si les investisseurs renonçaient à croire au père noël en 2017 ? »

Par Sandy Campart*, Directeur de l’IUP Banque Finance Assurance de l’IAE Caen.

Une étude internationale réalisée par la société de gestion Schroders en milieu d’année indiquait que les investisseurs particuliers espéraient une performance de leurs placements supérieure à 9% pour un horizon d’épargne de 3 ans. Pourtant, les livrets et les fonds euros, supports préférés des français, affichent des rendements inférieurs respectivement à 1 et 2% en 2016 dans un contexte d’inflation et de taux d’intérêt excessivement bas. La tâche est donc rude pour les conseillers financiers !

Face à des épargnants déconnectés de la réalité des marchés mais aussi soucieux de ne pas exposer leur épargne à un risque à court terme de perte en capital, aucun produit de placement n’apparaît satisfaisant. Alors quelles solutions ? Peut-être serait-il bon de rappeler quelques principes essentiels en matière de gestion d’actifs pour aborder la nouvelle année  avec conviction et optimisme :

1/ Placer sur le long terme : Sur un horizon de placement de 8 ans, il existe une très faible probabilité de ne pas ressortir avec une performance positive sur toutes les classes d’actifs, même celles considérées comme les plus risquées.

2/ Diversifier : Aucun support de placement n’allie seul, performance, absence de risque et liquidité ; l’épargnant doit toujours renoncer à au moins l’une de ces dimensions. Pour autant, s’il diversifie (immobilier, livrets, fonds euros, actions, devises, art, matières premières, …), il bénéficiera de la performance des classes les plus risquées en limitant son exposition. Les alliages de portefeuilles permettent de dépasser les caractéristiques individuelles des composants.

3/ Rester zen : Une fois l’allocation diversifiée souscrite, l’épargnant gagnerait à fermer les yeux pendant toute la durée de son placement. Il s’épargnerait ainsi des émotions dans des contextes de forte volatilité qui lui font opérer le plus souvent de mauvais arbitrages.

Dans un environnement qui restera difficile pour les épargnants en 2017, savoir diversifier, tenter d’allonger son horizon de placement et suivre la performance globale de son patrimoine plutôt que celle des classes d’actifs qui le composent, constituent la meilleure recette pour avoir une hotte mieux garnie l’an prochain. »

*Sandy Campart est également Membre du Centre de Recherche en Economie et Management (CREM) et co-auteur de L’introduction en bourse (2015) et Risques de taux d’intérêt et de change – Identification et stratégies de couverture (2016) chez Afnor.

 

Retrouvez l’article sur : http://www.esteval.fr/article.14291.et-si-les-investisseurs-renoncaient-a-cr.php

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