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4L Trophy 2017 : revivez l’aventure inoubliable de LA TEAM IAE FRANCE

De retour de cette 20ème édition du Raid 4L Trophy, Florian et Vincent, notre « Team IAE FRANCE » nous racontent leur périple jour par jour !

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Quelques jours en France avant le départ officiel

Mercredi 15 février : Dès les premiers kilomètres, nous avons trouvé des 4L sur l’autoroute et rencontré des trophystes sur les aires de repos en direction de Biarritz. L’ambiance a tout de suite été chaleureuse et nous avons commencé à discuter de nos préparatifs.

Une fois arrivés sur Biarritz, plusieurs centaines d’équipages se sont retrouvés au moment des vérifications. Aucun souci pour notre bolide et nous avons donc pu rejoindre le village. Il nous a été demandé de nous stationner sur ce grand parking afin d’exposer notre 4L  « La Team IAE France n° 1993 » parmi les 1500 congénères pour que les visiteurs puissent les admirer avant de prendre la route de l’Atlas et du désert marocain. Contrairement à nous, certains équipages ont été recalés lors des vérifications et ont dû modifier leur 4L.  Sur le village nous avons rejoint un équipage originaire de notre région (le 1840 avec qui nous avons passé tout le raid).

Notre première galère est survenue en rentrant du village pour rejoindre notre Air Bnb. La 4L qui accélère toute seule et se coupe d’un coup en plein milieu d’un rond-point. Nous appelons donc un équipage de notre région pour qui la mécanique n’a aucun secret. Nous avons taché de garder notre calme malgré l’urgence de la situation (panne la veille du grand départ après des mois de préparation). Diagnostic : problème au niveau de l’arrivée d’essence. Direction le garage le plus proche pour changer la pompe à essence. L’entraide sur le raid n’est pas un mythe et nous avons pu le constater dès le début de l’aventure. Au garage, de nombreuses 4L attendaient de se faire dépanner et nous nous rassurions donc mutuellement. 23h, la 4L réparée, nous rejoignons notre airbnb pour une nuit bien méritée après ces quelques heures de stress.

Jeudi 16 février : direction le village départ pour une matinée d’attente avant le grand départ. L’heure également du petit déjeuner IAE. Les responsables de l’IAE Pau-Bayonne ont été plus que formidables et le petit déjeuner au top. L’occasion pour nous de rencontrer plusieurs équipages IAE dont un de filles (l’équipage N°2016 de l’iaelyon) qui est venu étoffer notre convoi. Après le briefing nous sommes partis à 12h30 en compagnie des équipages 2016 et 1840.

Notre 4L étant violette, beaucoup d’équipages (masculins) préparaient un petit panneau avec comme question « Un 06 .. .. .. ..  ? » et une fois à notre hauteur retiraient leur écriteau lorsqu’ils voyaient que notre équipage était composé de deux garçons, leur déception se lisait sur leur visage… Ce qui au contraire déclenchait un moment très drôle pour le nôtre.  😉

Traversée de l’Espagne

La Team IAE FRANCE au 4L Trophy 2017

Nous avons rejoint Salamanque pour une nuit plutôt très fraîche au camping (notre pare-brise était gelé le lendemain matin). Nous en avons profité pour échanger avec d’autres équipages sur leur préparation et leur 4L.

Vendredi 17 février : nous avons pris la direction d’Algeciras où nous sommes arrivés vers 21h. Un énorme bivouac nous attendait avec des centaines d’équipages. L’ambiance y était super. Certains équipages réparaient les premières pannes sur leurs voitures et d’autres venaient pour les aider. Sur l’autoroute de l’Espagne (pas toujours de bonne qualité), beaucoup d’équipages ont cassé le pare-brise suite à des projections de cailloux. Nous avions anticipé une telle panne en prenant des masques de ski pour pouvoir conduire jusqu’au premier garage et faire changer le nôtre si nécessaire. Heureusement ce système D n’a pas été utile.

Samedi 18 février : nous avons assisté au premier gros briefing nous expliquant les consignes de sécurité et les horaires de départ en fonction de nos numéros d’équipages. Nous avons profité de cette journée calme sur Algeciras pour faire les dernières courses et investir dans une paire de chaises de camping afin de gagner une once de confort les soirs de bivouac. Ensuite, courte nuit pour aller prendre le bateau à 4h30 le Dimanche 19 février en direction de Tanger. Beaucoup d’excitation pour nous ! Depuis le départ, nous nous étions dit que l’aventure commencerait réellement une fois la 4L dans le bateau. Beaucoup d’euphorie où les 4L klaxonnent dans un vacarme tel qu’il nous était quasiment impossible de nous parler sans crier. C’est ici, dans ce bateau et ce bruit indescriptible, que nous nous sommes rendu compte que la tension des mois de préparation, du stress, des pannes mécaniques s’en vont, laissant place à l’aventure, celle qui nous fait rêver depuis des années.

Le Maroc : point d’orgue de l’aventure

La Team IAE FRANCE au 4L Trophy

Une fois débarqués à Tanger, nous prenons la route direction Boulajoul, niché en plein cœur de l’Atlas. Sur la route nous rencontrons un équipage de deux filles de Paris qui vient faire grimper à 4 le nombre de 4 L dans notre cortège. Journée rude pour la 4L, les cols de l’Atlas atteignent les 2000 mètres et patience est donc de mise pour les franchir. De plus, nous qui pensions trouver le soleil et la chaleur au Maroc (toujours se renseigner sur les températures et ne pas se fier aux clichés…), nous tombons à 10 km du Bivouac dans une tempête de neige. Situation assez surréaliste, on ne voyait pas à 2 mètres et nous avons donc fini à 20km/h dans les montagnes. Arrivés à Boulajoul, nous avons passé une nuit très froide mêlant pluie et neige, une sorte de pleige on pourrait dire. En bonus, la tente qui prend l’eau. Notre nuit à Boulajoul a donc pris des airs de Titanic mais sans la fin tragique heureusement pour nous et les autres équipages.  Puis nous nous sommes levés à… 5h pour partir à 5h30 le Lundi 20 février.

Après plusieurs centaines de kilomètres, nous arpentons enfin les premières pistes marocaines et à vrai dire, on ne s’attendait pas à ce que les pistes soient si violentes. Tout le monde nous disait avant le départ « ça va le 4L Trophy ce n’est pas le Dakar non plus » ! Force est de constater après quelques kilomètres de pistes que ces personnes-là n’avaient ni participé au Dakar ni conduit une 4L sur ce genre de piste. En effet les « routes » que nous empruntions n’étaient que mélange de pierres dont il faut se méfier, des oueds (bac à sables) qui n’attendent que les 4L pour qu’elles s’ensablent. Pour répondre à ce défi nous n’étions équipés que d’un road-book qu’il faut suivre à la trace pour ne pas se perdre et rencontrer des pistes plus dures encore, d’une boussole et de notre courage. Nous arrivons à rejoindre le Bivouac de Merzouga vers 17h30 où l’association Enfants du désert nous attend pour débarquer les affaires scolaires et sportives (les résultats de cette année ne devraient plus tarder à être annoncés, mais nous savons d’ores et déjà que les records ont été explosés). Nous avons ensuite installé notre tente sur le bivouac avec les trois équipages qui nous accompagnent. Deux autres équipages en ont profité pour venir se greffer à notre cortège. Nous avons donc roulé à 6 jusqu’à la fin de l’aventure.

Mardi 21 février : 1ère étape de piste, nous avons connu une journée de galère (30 km effectués en 5h). 4 pannes dans la même journée, c’est beaucoup… . Là encore la solidarité du 4L Trophy n’est pas une légende : il y avait toujours des équipages pour s’arrêter et nous aider lorsque cela était possible. Une fois les vis patinées changées, le roulement de galet tendeur changé, le câble qui relie la bobine à l’allumeur changé et enfin le flotteur du carburateur réglé, nous avons pu finir l’étape. Une journée assez éprouvante et stressante mais grâce à l’entraide entre équipages, l’aide de l’organisation pour la mécanique, ainsi que notre molkky et notre Ukulélé, nous avons su rester calme et profiter d’un paysage désertique incroyable. Les ennuis mécaniques se sont stoppés à cette étape pour nous.

Mercredi 22 février : 2ème  étape de piste, le thème du jour : les ensablements. Beaucoup de oued et donc d’équipages ensablés. Nous avons réussi à nous en sortir plutôt bien (seulement 4 ensablements). A notre tour d’aider les autres équipages. L’entraide et la solidarité sont tellement fortes que l’on ne reste jamais longtemps ensablé. Les 4L s’arrêtent et viennent porter leur aide. Ce qui peut s’apparenter à une galère est finalement un bon moment entre les équipages, l’occasion de faire une pause et d’échanger 5 minutes avec d’illustres inconnus mais qui à cet instant nous donnent l’impression de les connaitre depuis maintes années, c’est aussi ça le 4L Trophy, des découvertes humaines ! Hormis cela, nous n’avons pas eu de soucis particuliers sur cette étape. Une fois de retour au Bivouac, l’organisation inspecte la 4L pour voir si le châssis est apte à partir pour l’étape Marathon (2 jours dans le désert avec une nuit en autonomie totale). Cette étape a été plus compliquée pour une des 4L de notre cortège qui a subi quelques pannes que nous avons réussi à réparer.

Jeudi 23 février : départ pour l’étape marathon à 10h30. Nous avons mangé dans une palmeraie au milieu des palmiers dans un paysage magnifique. L’après-midi nous nous sommes égarés de la piste principale. Nous avons atterri sur une piste très compliquée (gros cailloux à répétition). Cela nous a coûté une crevaison. Nous avons également arraché le silencieux de notre pot d’échappement. La 4L s’est donc transformée en voiture de course (l’échappement du moteur étant libre cela engendrait un bruit sourd ressemblant à une grosse voiture), ce qui nous a fait beaucoup rire mais rendu à moitié sourd. Nous avons passé la nuit en plein milieu du désert avec une vingtaine d’autres équipages. Le dépaysement était total. Vivre une sensation comme celle-ci est incroyable, loin de tous les problèmes, les technologies, et autres actualités de notre quotidien est quelque chose de rare dont nous avons profité à fond. Qui plus est cette nuit-là le ciel était magnifique ! Cela est rare aujourd’hui en métropole de pouvoir observer un ciel si pur sans une once de pollution.

Vendredi 24 février : nous avons terminé l’étape marathon, après avoir traversé une dernière difficulté, le col de Tichka (2200 mètres d’altitude) avec ses routes sinueuses et en mauvais état, il ne nous restait plus qu’à arriver à Marrakech sous les applaudissements des familles de certains trophystes et des habitants de cette très belle ville. Nous avons bien évidemment profité du bruit de notre 4L pour faire sourire les gens. Par la suite nous avons pu rejoindre notre hôtel pour une bonne douche bien méritée. Nous nous sommes également baladés dans Marrakech (jardins de Majorelle, souk, ….).

Samedi 25 février : journée libre et pour finir le 4L Trophy, nous avons pris part à la soirée de clôture avec spectacle et repas typique (derviche tourneur, danseuse orientale, spectacle équestre, tajine,…)

Dimanche 26 février : nous voilà de nouveau sur la route du retour à 10h30.  Une des 4L de notre cortège a eu du mal à repartir, mais grâce à l’aide d’autres trophystes, elles ont réussi à repartir tranquillement. Pour finir nous sommes arrivés à Bordeaux Mardi à 4H du matin après deux jours de route.

Cette aventure fut exceptionnelle pour nous. La solidarité qui se dégage, l’entraide, l’esprit de camaraderie entre les équipages fait du 4L Trophy une course MAGNIFIQUE qui sera impossible à effacer de nos mémoires. La conduite sportive la journée, les bivouacs et leur ambiance le soir avec une vue sur les dunes, ce fut tout simplement incroyable. On en fini même par accepter le manque de douche et de toilettes (les douches du bivouac sont glaciales et les toilettes manquent d’intimité). Bon, on ne va pas se mentir, nous sommes quand même contents de retrouver un minimum de confort.

La population est très accueillante. L’apport de matériel scolaire et la construction de salle de classe est quelque chose de vraiment nécessaire et nous sommes fiers d’y avoir contribué. La population dans le désert est très pauvre et beaucoup d’enfants sont assis au bord des routes et des pistes et ne vont pas à l’école. Le projet humanitaire du 4L Trophy (même s’il ne représente pas la totalité du raid) est un bon apport pour la région et ses habitants.

Côté classement, notre journée galère mécanique nous a plombé, raison pour laquelle nous finissons 1258ème /1456. Mais l’important n’est pas là. Nous avons la chance d’avoir participé à quelque chose d’incroyable avec 3000 autres personnes. Quelque chose que nous aurons du mal à revivre dans notre vie.

Pour finir, une fois rentré, on se rend compte qu’on l’a fait, le pari d’emmener la 4L du grand père de Florian dans le désert est réussi, les souvenirs plein la tête et l’envie de repartir pour d’autres aventures !!!

Nous vous remercions encore d’avoir cru en nous et de nous avoir permis de vivre une telle aventure. Nous sommes fiers d’avoir représenté les couleurs de l’IAE sur ce 20ième 4L Trophy. Nous venons de vivre la plus belle aventure de notre vie alors un grand MERCI !!!

Florian et Vincent

(A tout jamais) La Team IAE FRANCE.

 

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